Maxime Bernier roule sur l’or

1 février 2011 33 commentaires

Maxime Bernier est devenu le Ron Paul canadien, du nom du représentant du Texas qui défend depuis les années 1970 le point de vue libertarien au sein du Parti Républicain. Depuis son départ du cabinet, le député de Beauce s'est réincarné en franc-tireur dans la mouvance conservatrice et grand défenseur de ce qui est appelé l'école autrichienne de l'économie. Ses déclarations pour « ancrer la monnaie dans l'or » se situe dans le processus d'émancipation d'un député qui semble avoir renoncé à retourner au conseil des ministres.

Avant de revenir sur cette idée d'arrimer la valeur de la monnaie sur l'or, un mot sur l'école autrichienne d'économie. Pourquoi autrichienne ? Parce que ses fondateurs (Menger, von Mises, Hayek) étaient d'origine autrichienne ou ont commencé leur carrière d'économiste en Autriche.

Pour les défenseurs de cette école, la liberté individuelle est la valeur absolue et il faut réduire au minimum le rôle de l'État, y compris la banque centrale, pour assurer cette liberté. Un conservateur plus classique va s'inquiéter de la dérive des finances publiques et de l'endettement de l'État, mais c'est l'État en soi qui constitue un problème pour les libertariens. Les «autrichiens» sont contre toute forme de régulation économique, un point c'est tout.

Pour l'école autrichienne, c'est uniquement  la production et non la dépense qui est le facteur moteur de l'économie. Conséquemment il est futile et dangereux d'augmenter la masse monétaire (notamment en baissant les taux d'intérêts) ou les dépenses de l'État pour faire dépenser davantage les individus et faire fonctionner les usines. C'est l'anti-keynésianisme absolu. Keynes voulait stimuler la demande pour relancer l'économie, Hayek et ses disciples croient que cela ne sert à rien, sinon à provoquer une plus grande catastrophe.

Pourquoi cela serait-il dangereux ? Parce que pour eux c'est précisément la croissance de la masse monétaire qui serait la seule cause de l'inflation et provoquerait les crises économiques. Pour limiter la croissance de la masse monétaire, il faut donc abolir les banques centrales qui en sont responsables, et lier la valeur de la devise à l'or. La quantité de monnaie en circulation dépendrait ainsi uniquement de la quantité d'or détenue. La création de monnaie (et l'inflation) serait modeste, parce qu'elle dépendrait de l'augmentation de la quantité d'or produite. 

Ce résumé est bien imparfait, mais il n'est pas inutile. Il explique les attaques incessantes du Tea Party et de médias conservateurs importants contre la Réserve fédérale, vue contre l'initiatrice de la dernière crise. Cela explique aussi pourquoi des législateurs dans certains États américains veulent que leur État se mettre à couler des pièces en or (ou permettre à chaque citoyen de couler leurs propres pièces ayant cours légal) ou qu'en Géorgie, le représentant Bobby Franklin veut que l'État rembourse ses titres de dette en pièces d'or ou d'argent. Maxime Bernier se situe dans cette mouvance et il l'affirme haut et fort.

Le recours à l'or a ses mérites. Puisque la quantité de billets de banque émis par un pays dépendrait de l'or qu'il a stocké, il ne pourrait plus avoir recours à la planche à billets pour financer ses déficits. Il aurait aussi un effet stabilisateur en mettant fin aux guerres de devises. Par exemple, la valeur du dollar ou du yuan dépendrait d'un facteur connu : les réserves en or respectives des deux pays. Pour les libertariens, c'est donc la monnaie idéale.

Est-ce que le retour à l'étalon-or est vraiment la solution à tous nos maux ? Maxime Bernier affirme que le 19e siècle a été l'une des périodes les plus prospères de l'histoire du monde grâce à ce système. Pour les libertariens, c'est… l'Âge d'or.

C'est un fait que les années 1850-1875 en particulier ont connu une grande prospérité. Mais est-ce parce que l'or limitait la croissance de la masse monétaire ou bien parce qu'il y avait de plus en plus d'or sur le marché, ce qui a conduit… à une augmentation spectaculaire de la monnaie en circulation ? Eh oui, ces années-à furent celles du fameux Gold Rush, de la ruée vers l'or en Californie et en Australie. On a trouvé entre 1850 et 1860, l'équivalent de la moitié de l'or sorti de terre depuis les 1500 années précédentes. Les nouvelles découvertes ont favorisé la baisse du crédit et un développement économique frénétique.

Par contre, quand on ne trouve plus de nouveaux gisements après 1875, c'est la crise. Peu de nouvelle monnaie en circulation, les taux d'intérêts gonflent et il a fallu attendre la course aux armements qui a précédé la Première grande guerre pour que l'économie reprenne de la vigueur. D'autres économistes (Temin et Eichengreen) soutiennent même que le retour de l'étalon-or après la Grande guerre  a contribué à la Grande Dépression. 

Le recours à étalon-or n'est donc pas sans danger. Je me permets bien humblement de poser quelques questions à Maxime Bernier.

Si je comprends bien, la richesse d'un pays serait essentiellement définie par l'or qu'il détient et celui qu'il peut extraire. L'Afrique du Sud, la Russie, le Pérou, l'Ouzbékistan et le Ghana, parmi les principaux producteurs mondiaux, deviendraient-ils d'emblée de grandes puissances économiques indépendamment de leur niveau de développement ?

Si la croissance de la quantité de monnaie émise dépend des nouvelles quantités d'or produites, fait-on dépendre le progrès économique de la planète de ces pays ?

Parlant toujours du 19e siècle, il me semble que le recours à l'étalon-or se concevait plus facilement quand il n'y avait que cinq ou six pays qui comptaient vraiment. Nous vivons dans un monde beaucoup plus éclaté. Comment s'assurer d'un accord international sur une question aussi fondamentale, car elle réintroduit un taux de change fixe en lieu et place du marché pour déterminer la valeur d'une monnaie ? Cela n'est-il pas utopiste ?

Un tel accord ne présuppose-t-il pas une entente préalable sur la valeur respective de chaque devise face à l'or ? Cela n'est-il pas farfelu de croire à une telle entente multilatérale alors que les deux grandes puissances économiques, la Chine et les États-Unis, divergent totalement sur la valeur de leur monnaie respective et que tous les pays ou ensembles de pays veulent la devise la plus faible qui soit pour être plus compétitifs ?

On dit que l'or est rare et stable et qu'il mérite de ce fait d'être considérée comme la meilleure monnaie. En quoi l'or serait-il soustrait aux fluctuations considérables du prix des ressources ? Il me semble que les marchés financiers ont beaucoup évolué depuis le 19e siècle, non ? Ne profiteraient-ils pas de la moindre brèche, de la moindre hésitation dans la volonté des différents pays de respecter un tel accord ?

Admettons qu'il y ait un accord international et que tous les pays passent à l'étalon-or. Les pays très endettés ne pourraient donc plus racheter une partie de leur dette comme ils le font maintenant. Pour attirer et rassurer les investisseurs privés ne devront-ils pas hausser fortement leurs taux d'intérêts ? Les mécanismes d'ajustement impliqueront peut-être l'ajustement à la baisse des salaires pour maintenir la compétitivité. Cela n'est-il pas une recette assurée pour une très longue récession ? Quelles seraient les conséquences dans la vie des gens d'une telle révolution ?

Est-ce que ces dernières considérations ont la moindre importance pour ceux qui ne jurent que par l'étalon-or ?

Est-ce raisonnable de croire en démocratie qu'un gouvernement se donne comme mandat d'assommer l'économie pour la prémunir comme une inflation, somme toute très basse historiquement ? Connaissez-vous beaucoup de gouvernements qui se sont faits élire en promettant une baisse des salaires et une hausse des taux d'intérêts ?

Le retour à un taux de change fixe est-il vraiment approprié ? Ne peut-on pas tirer des leçons de la crise qui secoue actuellement l'euro alors que des pays trop disparates économiquement partagent la même monnaie ?

Y a-t-il d'autres députés conservateurs qui veulent retourner à l'étalon-or ? En avez-vous déjà discuté avec M. Harper ? 

Monsieur Bernier constatera mon grand scepticisme. Je me méfie des « âges d'or » comme de la peste et je ne suis pas sûr que ce retour au 19e siècle soit indiqué. Je suis sûr par ailleurs qu'il me répondra poliment et respectueusement. Maxime Bernier est un gentilhomme.

Par ailleurs,  je mets au défi mes lecteurs sympathiques à ce courant de pensée de ne pas utiliser les mots «sophismes», «sophismes ad hominem», «illétré économique» ou «étatiste» dans leurs commentaires. Juste pour essayer.

33 commentaires

  • Beaucoup de points d’interrogation dans cet article…mais ce sont des questions valables auxquelles les défenseurs de l’étalon-or doivent détenir des réponses, et c’est mon cas.

    Je répondrai donc à chacune de ces questions dans un article qui sera publié sur mon propre blogue la semaine prochaine.

    Au plaisir!
    Le Minarchiste.

    P.S.: merci pour le ping!

  • A ma connaissance, les autrichiens ne prônent pas tellement le retour à l’étalon-or pur que le retour à un modèle type de monnaie-marchandise. Lorsque les prix baissent parce que la productivité augmente, l’or prend de la valeur, ce qui augmente les extractions d’or. Mais lorsque la quantité ne peut plus être étendue, on peut utiliser un autre métal : argent, cuivre, platine. L’histoire a montré qu’il pouvait coexister plusieurs pièces de différents métaux. Par exemple, les pièces d’or étaient utilisées pour les gros montants, les pièces d’argent pour les petits montants. C’est lorsque le cours légal imprime une forte déflation et une disparition des pièces que la quantité de pièces/métaux ne peut plus être facilement étendue.

  • Âge d’or entre 1850 et 1875? HIIII!

    1789 crise économique des deux leadears économique mondiaux liées par un accord de libre échange. France Angleterre. Cause surproduction.

    1810 Crise économique déclenchant les guerres napoléonniennes (première guerre mondiale où les États Unis se sont impliqués)Raison surproduction

    1830 Crise économique suite à l’effondrement de la bourse de Vienne. Raison surproduction.

    1860 Crise économique et tentative de l’Europe de vassaliser les États-Unis par Dumping. Résultat guerre de sécession.

    1870 Crise économique déclenchant la prise de possession du Mexique par les Français pour non paiement de dettes et guerre franco prussienne ou la prusse cherche et obtient des colonies en Afrique

    1905 Crise économique originaire du mexique résultant en une révolution dont un des leaders était Pancho Villa et guerre larvée entre les États-Unis (Non déclarée) et La révolution mexicain.

    Wow! Quel âge d’or! Vraiment fantastique…Retournons à la surproduction….

    Où est le monsieur qui avait un plan économique basé sur les énergies et les biens renouvelables? Je le cherche désespéremment.

  • Yvon St-Louis,
    La surproduction généralisée est un mythe.
    Comment les entreprises peuvent-elles investir plus qu’il n’existe d’épargne ? Une épargne censée pourtant soutenir la consommation future ? C’est bien pour cela que les autrichiens préconisent le retour au 100% de réserves.

    • Les cours a scrap couvrant 2 terrains de football me semblent très réel.

      Le salon de la maison principal, de la maison de campagne et du chalet l’est tout autant.

      Le nombre de maison neuve invendues et à louer de l’autre coté de ma rue sont bien réelles…..

      Et si les boeufs que l’on mange peuvent se reproduire tout comme les poulets, le métal que ce soit le fer ou l’or ne se reproduit pas. Une once d’or en viendrait fatalement à payer un troupeau. Comment le détaillerait-on? Revoyez vos cours d’économie à l’université de votre choix et vous verrez que l’on ne peut se fier à l’étalon-or parce qu’il n’y a pas assez d’or pour payer tous les autres biens que l’on produit….

      • Yvon St-Louis,
        Qui a parlé d’étalon-or ? Pas moi.
        Une monnaie doit avoir une particularité pour être acceptée à grande échelle : liquidité, durabilité et pouvoir d’achat constant.
        Il n’est écrit nulle part que la commodité doit être rare et « précieuse ». C’est vous qui le dites.
        En Chine, autrefois, on utilisait les briques de thé comme moyen de paiement, parce que c’était largement accepté, pas parce que ça brille.
        Vous n’avez donc jamais entendu parler de monnaie-marchandise ?

        • Un détail. Les pièces d’or peuvent circuler aux côtés des pièces d’argent et des pièces de cuivre, ou tout autre métaux précieux. Le taux de change n’est pas un problème. Si le cuivre est « overused », ce sera reflété sur son taux de change par rapport aux autres métaux, et son prix sera revu à la baisse. Pas d’inflation ni quoi que ce soit.
          Et s’il y avait une pénurie de métaux précieux, à cause par exemple d’une catastrophe ou tout ce que vous voulez, alors comme je l’ai dit plus haut, les commodités utilisées comme monnaie ne seront pas des métaux. Ce pourrait être à la place : des plumes, des coquillages, des fèves de cacao, tout ce que vous voulez.

          • Tout ce que je veux? Et pourquoi pas des bouts de papiers avec des numéros dessus.

            C’est vrai que cela existe. Des billets de banque.:)

            Vous voulez remplacer ce qui existe par ce qui existe.

            Théoriquement l’inflation est causée par la rareté et la rareté est de plus en plus causé…par la rumeur. Et là on a un problème. Avec les satellites d’analyse géologique nous savons exactement combien il y a d’or, de pétrole et où. Mais la rumeur peut faire investir les gens dans une mine d’or deux fois plus grosse que la terre. C’était le cas avec bre-x et ce fut une arnaque monumentale.

            Arrêtons nous et validons nos théories économiques. Elles en ont bien besoin.

    • Avez vous jamais entendu parler des obligations et des débentures de compagnies? Et des bourses obligataires de Montréal, Paris, New-York? On emprunte pour financer des projets selon la même méthode que les gouvernements. Moi et mon réseau de cabinets comptables quant on fait un plan de financement on ne regarde pas l’épargne de l’entreprise. On regarde la faisabilité du projet et la capacité de générer un revenu.

      Si on ne comptait que l’épargne l’équation serait simple: 1% de la population accapare 48% (chiffre des USA)de la richesse produite et la thésaurise. Il ne resterait pas assez de richesse pour rembourser l’investissement. Donc inutile d’investir et donc inutile d’avoir une activité économique…..

      • Monsieurs St-Louis, je tiens seulement à vous dire que dans votre commentaire du 4 février 2011 vous avez fait une attaque contre la personne de M.H., c’est un sophisme très répendu et qui n’est celon moi pa sun argument valable, je suis comme vous un partisant du taux de change variable, mais cette argumentation, selon moi, faible et innoportune me dérange.

        • Eh oh! Une attaque personelle ce n’est pas d’aligner des chiffres. Une attaque personelle c’est quand on apelle quelqu’un hey du con!

          Compris hey du con?

  • Je suis toujours étonné de constater l’intérêt que l’on porte aux propos d’un étourdi patenté, fut-il député…
    et je partage largement les interrogations du bloggeur.
    Par ailleurs, la liste d’évènements qu’utilise M. St-Louis débute bien mal: »1789 crise économique des deux leadears économique mondiaux liées par un accord de libre échange. France Angleterre. Cause surproduction ».
    Le traité Cobden-Chevalier qui instaure le libre-échange entre la France et l’Angleterre fut conclu en 1860, plusieurs années après que l’Angleterre eut inventé le libre-échange unilatéral entre 1846 et 1849, et la France n’y mettra fin qu’en 1892.

    • Et que faites vous du traité signé par Louis XVI avec l’Angleterre et qui a alimenté la grogne révolutionnaire? Les révolutionnaire était contre le libre-échange avec l’Angleterre et contre l’utilisation de l’Autriche comme base de pénétration des marchés d’europe que l’on appelait pas encore « de l’est »

      Que l’on ait reconduit le traité en 1860 n’est qu’un détail qui s’inscrit dans la recherche d’une prépondérance de la France et l’Angleterre sur le monde qui va amené la conflit Franco-Prussien et mettre a mal le partage de l’Afrique entre le France et l’Angleterre.

      Vous trouverez les détails dans le volume » Histoire générale du XIXe siècle. » Je crois que c’est berstein et Mizra. Je l’ai trouvé à la bibliothèque de Laval sur la rue Cartier. Assez renversant comme lecture.

    • Bonjour,

      J’ai lu votre article. Très intéressant mais à l’encontre des courbes de possibilité de production enseigné à l’université.

      Pourriez vous préciser les biens utiles et ceux inutiles? C’est important quand on considère que les États-Unis ont versé 6 milliards de dollars à l’industrie de l’armement entre 1939 et 1945, créant un déficit d’une centaine de milliards en dollars actuels.

      Est-ce une dépense farfelue? On me dira que l’on était en guerre. D’accord. Pourquoi les armes n’ont JAMAIS été livrées? Et pourquoi on considère ce type de dépenses comme utile alors que la santé est vue comme inutile?

      Allons un peu plus loin et définissons ces utilités et calculons l’étalon-or en termes d’utilité et voyons si ces théories tiennent encore la route….

      • Vous êtes décidément borné. Qu’est-ce qui vous fait croire que l’or est le seul métal valable ? Autrement que par la loi ? L’argent, le cuivre et les autres métaux servent aussi à produire des pièces de monnaie.
        Lisez mon post du dessus, puisque vous l’avez manifestement esquivé.

    • Re-bonjour,

      L’École autrichienne date de 1871 a 1922….Pas sûr qu’elle soit d’actualité.

      Voir Wikipédia….

      • L'ami du laissez-faire

        1922 !!!

        Si une erreur de se type s’est glissée, elle a été corrigée.

        L’école autrichienne est ici http://mises.org/
        ou là http://blog.turgot.org/
        ou encore là http://www.quebecoislibre.org/
        ou là http://fr.liberpedia.org/Main_Page
        etc.

        • Intéressant vos liens. Ils démontrent que les économies européennes vont se rentabiliser sous peu, malgré une couverture sociale 10 fois plus forte que la nôtre.

          Je dois admettre qu’elle est mieux ciblée qu’ici.

          Ici on fait mourir les gens à la tâche (ex 12 semaines d’assurance chômage pour guérir d’un cancer qui donne des chances de survie de six mois si on vous met sur une liste d’attente de deux ans.) en se disant que les salaires publics sont tout ce qu’il faut pour faire fonctionner un état alors que là-bas on a des principes de gouvernances qui imposent une efficacité. On y verra pas sept signature sur un chèque de paye.

          Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain quand même.

      • L'ami du laissez-faire

        Accessoirement Keynes dont on nous rabâche les oreilles est mort bien avant les deux grands de l’école Autrichienne, Mises et Hayek.

        Jeunisme ridicule

        • Je le sais bien. Et on se demandera toujours: Vaut-il mieux produire ou vendre? Produire selon Mises et Hayek, voir références:

          (On la fait généralement débuter en 1871 avec la publication par Carl Menger de ses Principes d’économie. Ses principaux représentants sont Carl Menger, Eugen von Böhm-Bawerk, Ludwig von Mises, Friedrich Hayek et Murray Rothbard. Le terme « école autrichienne » a été utilisé pour la première fois vers 1870 par les économistes allemands de l’école historique, comme terme de mépris envers les thèses de Carl Menger, ref wikipédia.org)

          Ou vendre selon Keynes? C’est là le fond du débat.

          Si vous voulez construire des baignoires de ciments par millions c’est votre affaire. Ne demandez pas que l’on paye pour ça.

  • Yvon St-Louis,
    « Et pourquoi pas des bouts de papiers avec des numéros dessus. »

    Cessez donc de faire le pitre. J’ai écrit :
    « Si le cuivre est « overused », ce sera reflété sur son taux de change par rapport aux autres métaux, et son prix sera revu à la baisse. Pas d’inflation ni quoi que ce soit. »

    C’est pareil pour le papier et tout ce qui peut servir de monnaie. L’inflation, contrairement à ce que vous racontez, a deux causes : mauvaise récolte et surproduction de monnaie. Cette dernière n’est valable que si l’on ne peut la refuser. Encore une fois, l’inflation érode la valeur de ladite monnaie, et si vous avez un peu de jugeote, vous comprendrez aisément qu’une telle monnaie ne sera plus et ne pourra plus être acceptée comme telle, et il n’y aura pas d’inflation. C’est très différent en revanche quand la législation interdit purement et simplement le refus de celle-ci. Les individus ne peuvent pas « choisir » et « doivent » accepter une monnaie dévaluée. Lisez à ce propos Guido Hülsmann : l’éthique de la production de monnaie.

    • J’oubliais de préciser. Généralement, la monnaie n’a presque jamais, mais alors jamais été privée. L’état a trop souvent eu la mainmise sur la monnaie. And guess what : le contrôle étatique de la monnaie était composé de 1) le monopole d’émission et 2) de l’interdiction du refus de la monnaie légale.

      • L'ami du laissez-faire

        MH: »J’oubliais de préciser. Généralement, la monnaie n’a presque jamais, mais alors jamais été privée. »

        Oui enfin, disons qui a constamment fait des efforts pour avoir la main mise dessus. Ce n’est qu’avec l’age des banques centrales qu’il y est arrivé.
        La réforme concomitante à l’abandon de la fausse monnaie devrait être la quasi interdiction de l’endettement publique, par exemple en conditionnant tout emprunt à la majorité qualifiée.

        • Je crois me rappeler que le concept de banque centrale a été mis au point par un banquier Anglais pour partager les risques des investissement massif dans l’industrie Argentine vers 1820.

          Je fais mes recherches et je vous reviens là-dessus.

      • Vous considérez l’état comme une entité différente de la collectivité. Mais l’état est la collectivité. C’est l’ensemble des citoyens qui pousse le législateur (état) à établir une unité de mesure unique que l’on appelle en économie la monnaie.

        La production de monnaie n’a jamais été privée? Le dernier atelier privé de frappe de monnaie en France a été fermé sous Louis XIV après une négociation avec le descendant direct de Charles IX qui était alors duc de quelque chose. Lorraine ou un coin par là. Avant il y en avait des dizaines. C’était comme si toutes les entreprises d’aujourd’hui aurait eu le droit de produire leur propre monnaie. C’était l’anarchie totale.

        Ce qui me rappelle que les principes libertarien de droite et les principes anarchiste de gauche prônent tous deux l’abolition de l’état et des rêgles. Ils oublient que ces rêgles sont là pour empêcher les gens de s’étriper entre eux. Tout à un prix, y compris vivre en société.

        Merci pour la rigolade que vous déclenchez chez moi.

        • Vous dites n’importe quoi.
          Lisez donc « Good Money » de George Selgin. Lui a étudié le sujet beaucoup mieux que vous. Les pièces privées ont rivalisé avec les pièces du gouvernement, à tel point que les gouvernements on fait fermé les ateliers privés. Étant donné que les pièces « officielles » étaient de moins bonne qualité, leur acceptabilité a chuté. Les gouvernements refusaient que leur pouvoir en soit diminué. En vérité, les contrefaçons et les fraudes avaient plus à voir avec les pièces du gouvernement qu’avec les pièces privées.

    • « L’inflation, contrairement à ce que vous racontez, a deux causes : mauvaise récolte et surproduction de monnaie. »

      Apportez m’en la preuve. Il n’y a presque pas d’inflation au Canada et le secteur agricole ne compte même pas pour 10% de l’économie. On calcule la performance économique en terme de bien durable et les produits agricole ne sont pas des biens durable.

      La monnaie existe depuis l’empire Chimois du 8e siècle et les templiers (qui étaient les banquiers de l’époque) utilisaient le papier monnaie sous formes de lettres de change.

      La monnaie est par définition économique un moyen d’échange pour les biens et les services produits. Comme vous dites elle peut être n’importe quoi et comme elle n’est qu’un moyen d’échange prouvez qu’une surproduction peut exister.

      Je crois que le borné ce n’est pas moi dans ce cas. Vos arguments n’ont pas été encore assez prouvé pour que l’on considère qu’ils sont valables.

      • « prouvez qu’une surproduction peut exister. »
        Relisez mes posts ci-dessus, troll. J’ai déjà expliqué pourquoi. L’inflation est une perte de la valeur de la monnaie. Pourquoi continue-t-elle a circuler ? Il y a « une » loi qui le permet. Je l’ai déjà dit deux fois, je le répéterai donc plus.
        Concernant le premier paragraphe, je préfère ne même pas y répondre. La bêtise a ses limites.

        • Et voilà! Knock-out par les faits scientifiques irréfutables.

          Et en plus vous ne réalisez même pas que peu importe la monnaie il y aura toujours inflation. La rareté d’un bien fait son prix.

          Un litre d’eau dans le désert va toujours se vendre le même prix que l’on utilise des billets de banque ou des lingots d’aciers. Tu veux de l’eau? Tu ne peux survivre sans? Alors le prix est: Tout ce que tu as. Billets de banque ou lingot d’acier. Sinon j’attends votre mort et j’ai l’eau et la monnaie peu importe sa forme.

          Vous ne répondez pas au premier paragraphe par parce qu’il est bête, mais parce que vous ne pouvez pas justifier une inflation basse dans un pays comme le Canada qui est sous la neige 9 mois par année et qui a donc des récoltes somme toute mauvaise. Le lien entre une mauvaise récolte et une inflation n’est valable que dans les pays sous développés (ref: Rapport de développement 2010 des nations unies.)

          Mais vous avez raisons. Inutile de faire entrer la réalité dans votre cerveau….

  • Yvon St-Louis,
    « Et en plus vous ne réalisez même pas que peu importe la monnaie il y aura toujours inflation. La rareté d’un bien fait son prix. »

    Vous érigez un cas isolé en une loi générale. C’est un sophisme de composition. Et d’ailleurs, j’ai déjà formulé une réponse dans un post précédent. La monnaie-marchandise : les fèves de cacao, les métaux précieux, les briques de thé en Chine. La monnaie doit avoir deux particularités pour être accepté à grande échelle; ce ne sont pas celles que vous croyez, et je l’ai déjà expliqué plus haut. Je fatigue à répéter, vous savez.
    Et non, je ne réponds pas à votre paragraphe (sur l’inflation) parce que j’y ai déjà répondu par deux fois et que vous continuez à faire comme si je n’avais pas déjà réfuté votre argument. Plutôt que de me répéter pour la 3ème fois : lisez « The Ethic of Money Production ».
    Des faits historiques ? Il y en a. George Selgin, Kevin Dowd, Lawrence White, Guido Hülsmann… comment ont fonctionné les banques « libres » ? C’est expliqué par les trois premiers. Comment l’inflation émerge ? C’est expliqué par le dernier.

    • 1- Le mot sophisme avait été banni de la discussion par le blogeur. Et je ne suis même pas sûr de sa définition et je ne m’en préoccupe pas.

      2- Le secteur agricole du Québec compte pour 1.6% du PIB du Québec. On a pourtant pas d’inflation à 40%. De quoi vit-on? de la vente de services comme toute société développé post-industrielle.

      3- Quel pourrait être le modèle économique de cette nouveauté? Certainement pas quelque chose du passé.

      4- Est-ce que j’ai une solution? Pas vraiment, mais j’étudie la question….

      A+

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    Y a-t-il encore beaucoup de gens qui savent encore ce que « la Semaine sainte » veut dire ? Et pour qui « faire une prière »  fait partie des habitudes?  Cette semaine, une publicité pour l’Église catholique de Montréal nous a rappelé, encore une fois,  que notre héritage religieux est encore présent dans nos vies, plus que nous le réalisons. Vous en avez probablement entendu parler : depuis lundi, à l’entrée du Pont Champlain, dont on a appris récemment qu’il aurait un urgent besoin de réparations, un [...]

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  • Culture Invités Web 2.0 Marie-Claude Ducas: Billet optimiste pour le Jour de la Terre : bonne fête, (pas si) pauvre planète…

    Marie-Claude Ducas: Billet optimiste pour le Jour de la Terre : bonne fête, (pas si) pauvre planète…

    22 avril 2011

    Il y a déjà un bon moment que j’ai l’intention de parler du livre The Rational Optimist, par Matt Ridley. En fait,  je m’en veux presque  de ne pas l’avoir fait plus tôt, tellement je trouve que son propos  méritent d’atteindre le plus de gens, le plus tôt possible. Et cette veille du Jour de la Terre, qui est souvent l’occasion de ramener à l’avant-plan un cortège de propos déprimants, culpabilisants ou alarmistes (et souvent les trois à la fois), représente une bonne [...]

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  • Invités Web 2.0 Michelle Blanc: Les consultants aussi se trompent #JeudiConfession

    Michelle Blanc: Les consultants aussi se trompent #JeudiConfession

    22 avril 2011

    Ce texte a déjà été publié sur le site de Michelle Blanc Mon travail est d’accompagner mes clients, de les challenger, de mettre en perspective leurs initiatives, de critiquer et de proposer des solutions à leurs problèmes. Mais je ne suis pas dieu, je suis faillible et il m’arrive d’être dans le champ. Surtout lorsque je sors de ma zone de confort pour discuter de sujets qui ne sont pas vraiment de mon expertise. Dans la plus pure tradition des #jeudiconfession [...]

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  • Entreprenariat Invités 1 idée (et 8 conseils) pour devenir millionnaire

    1 idée (et 8 conseils) pour devenir millionnaire

    22 avril 2011

    C’est peut-être parce que je suis journaliste, mais aucun entrepreneur m’a avoué avoir démarré une entreprise pour devenir millionnaire. Est-ce un tabou ? Ou es-ce parce qu’il y a tellement d’autres raisons pour entreprendre ? Tous les entrepreneurs rencontrés pour 1 idée pour gagner veulent se réaliser, avoir leur propre entreprise et la faire grandir, mais l’appel du million, jamais entendu. À les entendre, le bonheur d’être en affaires ne se chiffre pas. Je suis prêt à leur donner le [...]

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  • Entreprenariat Invités Claude Savoie: Encore le plan d’affaires !

    Claude Savoie: Encore le plan d’affaires !

    22 avril 2011

    Cet article a été publié sur le blogue Dixit Coaching. À plusieurs reprises, j’ai critiqué le plan d’affaires en affirmant qu’il était de peu d’utilité, voire même nuisible. J’ai obtenu plusieurs commentaires à mes propos et je crois qu’il convient de préciser certains aspects. Créer une entreprise, c’est un art ! L’artiste qui crée une oeuvre, ne peut décider que ce sera un chef d’oeuvre. Il l’espère bien sûr, mais il ne peut mettre en place un processus conduisant à ce [...]

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  • Entreprenariat Invités Guilhem Bertholet:  7 conseils pour devenir un bon négociateur…

    Guilhem Bertholet: 7 conseils pour devenir un bon négociateur…

    20 avril 2011

    Les entrepreneurs (ou la plupart d’entre eux) sont finalement des gentils. Loin de la caricature du méchant golden-boy qui écrase les autres pour réussir, le créateur d’entreprise - a fortiori si c’est sa première création – va se faire avoir assez souvent. Ça commence avec quelques % de capital laissés à gauche et à droite, par des ristournes excessives sur des prix déjà trop bas auprès des premiers clients, ça continue avec des accords commerciaux pas trop à leur avantage… Une explication assez simple [...]

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  • Invités Web 2.0 Charles-Albert Ramsay: Génération Y: la génération la MOINS techno de l’histoire

    Charles-Albert Ramsay: Génération Y: la génération la MOINS techno de l’histoire

    20 avril 2011

    Ce texte a été publié sur le blogue de Charles-Albert Ramsey, L'économie selon Albert La génération Y est-il le groupe de personnes le plus habile avec les ordinateurs de l'histoire de l'humanité? NON. Devrait-on supposer qu'ils savent utiliser un traitement de texte? Oh que NON. Quelle génération est la plus habile?  Ma génération, la génération X, est de loin plus habile avec les ordinateurs que les jeunes cégepiens — très sympathiques par ailleurs — à qui j'enseigne les techniques de [...]

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  • Entreprenariat Invités Sylvain Vincent: Une ou deux choses à apprendre des entrepreneurs

    Sylvain Vincent: Une ou deux choses à apprendre des entrepreneurs

    20 avril 2011

    Il ne fait aucun doute que les entrepreneurs ont été le moteur de la reprise économique. L’ambition d’innover et leur capacité de reconnaître, les premiers, de nouvelles possibilités sont essentielles à la croissance des entreprises. Et bien que ces caractéristiques soient associées principalement aux petites entreprises en démarrage, très souvent ce sont les grandes entreprises qui exploitent l’esprit d’entreprenariat et s’imposent à long terme. Dans son récent rapport intitulé Igniting innovation: how companies fuel growth from within, Ernst & Young [...]

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  • Droit Invités Sylvie Bougie: Les images et le droit d’auteur

    Sylvie Bougie: Les images et le droit d’auteur

    20 avril 2011

    Cet article a été publié sur le blogue de Sylvie Bougie. Vous êtes un entrepreneur ou un travailleur autonome, êtes propriétaire d’un blogue ou d’un site Web pour votre entreprise et vous utilisez des images trouvées sur le Web pour la confection de vos articles, plan d’affaires ou autres? Connaissez-vous vos droits et vos obligations à ce sujet? Depuis quelques années et sans doute en partie à cause des campagnes à la télévision et sur le Web relativement au téléchargement illégal, [...]

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  • Entreprenariat Invités Kim Auclair: Trois questions à Guy Kawasaki

    Kim Auclair: Trois questions à Guy Kawasaki

    20 avril 2011

    Guy Kawasaki est fondateur de Alltop.com, une plateforme qui répertorie les flux des meilleurs blogues et sites Internet, partenaire fondateur de Garage Technology Ventures et ancien évangéliste du Macintosh chez Apple. Il est également l'auteur de plusieurs livres dont L'Art de l'enchantement, L’art de se lancer, La Réalité de l’entrepreneuriat, chez Diateino (traduction Marylène Delbourg-Delphis), Affoler ses concurrents, chez First. Il est diplômé de Sanford University (BA) et d’UCLA (MBA). Il a également reçu le titre de docteur du Babson College à titre honorifique. En novembre 2009, j'ai eu l'occasion de [...]

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  • Entreprenariat Patrick Messier, designer et dyslexique

    Patrick Messier, designer et dyslexique

    20 avril 2011

    C’était lui l’entrepreneur dyslexique qui a partagé avec moi les émotions largement positives entourant sa dyslexie finalement diagnostiquée. Patrick est un designer industriel qui a fondé son entreprise en 1999. Pourquoi partager son histoire ? « Pour que cela cesse d’être un tabou et que la société s’en préoccupe davantage. Mon coming out, je le fais pour les autres, notamment ma fille qui est également dyslexique », dit-il. « La dyslexie n’est pas un problème intellectuel, c’est juste que les connections [...]

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  • Finances publiques Société À la une Quelle montée de la droite ?

    Quelle montée de la droite ?

    19 avril 2011

    Les sondages électoraux publiés lundi font état d'une montée en puissance du NPD au Québec. Rien encore pour balayer la province le 2 mai prochain, mais tout pour confirmer que les Québécois ont le coeur et la tête plutôt à gauche. Si on additionne les intentions de vote accordées au Bloc et au NPD, les partis sociaux-démocrates représenteraient entre 58 % et 62 % des électeurs. Je ne connais pas de pays ou de juridiction au monde où la gauche [...]

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  • Invités Marketing François Descarie: Le syndrome de la rose

    François Descarie: Le syndrome de la rose

    19 avril 2011

    Le concept que je vous présente aujourd'hui n'est habituellement pas illustré de façon aussi bucolique que mon titre l'indique. En fait, il s'agit d'une autre phénomène qui illustre notre belle irrationalité. Les anglophones l'appellent aussi "l'endowment effect" (Thaler, 1980). Saint-Exupéry ne se doutait probablement pas qu'il serait un jour cité en exemple dans un billet traitant du comportement du consommateur, mais le passage qui suit du Petit Prince illustre avec éloquence le concept aujourd'hui:   "Bien sûr, ma rose à [...]

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  • Invités Marketing Marie-Claude Ducas: La pub de demain: transparente et impliquée. (Eh oui…)

    Marie-Claude Ducas: La pub de demain: transparente et impliquée. (Eh oui…)

    19 avril 2011

    Je n’avais pas eu le temps, ces jours derniers, de revenir sur les conférences entourant les Tomorrow Awards, tenus à Montréal le 31 mars dernier par les créateurs de l’organisation I have an idea. De toute façon, les tendances vers lesquelles pointaient les différents conférenciers ne risquent pas de s’effacer, mais plutôt de prendre de l’ampleur. En fait, tant de la part de quelqu’un comme Cindy Gallop, ex-patronne de Bartle Bogle Hegarty (BBH) New York, qui a fondé IfWeRanTheWorld, que de quelqu’un commeNick Barham, Global Director [...]

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  • Invités Web 2.0 Michelle Blanc: Classement comparatif de la présence médias sociaux des Associations touristiques régionales

    Michelle Blanc: Classement comparatif de la présence médias sociaux des Associations touristiques régionales

    18 avril 2011

    Ce texte a déjà été publié sur le site de Michelle Blanc Ça fait déjà un bon moment que je dis que les médias sociaux ce n’est pas tellement une question de budget qu’une question de philosophie communicationnelle, de passion et de compréhension du Web. Mon client, Tourisme Mauricie est clairement un chef de file du tourisme en ligne du Québec. Depuis des mois, son directeur général et le personnel de l’ATR se font titiller par les autres associations touristiques [...]

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  • Entreprenariat La dyslexie: l’avantage caché des entrepreneurs ?

    La dyslexie: l’avantage caché des entrepreneurs ?

    18 avril 2011

    Un jeune entrepreneur m’annonçait la semaine dernière, « avec une grande joie », qu’il était probablement dyslexique. Le diagnostique a d’ailleurs été confirmé ce week-end. Plus de 80 % des jeunes qui ont des troubles d’apprentissage sont dyslexiques. Apprendre que son enfant souffre de ce problème est habituellement une bien mauvaise nouvelle pour les parents. Le jeune aura des difficultés en lecture, en écriture et en épellation. Il devra fournir un effort supplémentaire pour terminer ses études et il risque [...]

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  • Entreprenariat Invités Guilhem Bertholet: Comment (et combien) valoriser une startup ?

    Guilhem Bertholet: Comment (et combien) valoriser une startup ?

    18 avril 2011

      Ah ! Voilà un sujet qui a déjà fait couler beaucoup d’encre et qui pourtant continue d’animer le petit milieu des entrepreneurs… Combien vaut ma boîte ? Combien dois-je la valoriser au moment de lever de l’argent ? Est-ce que la méthode des DCF fonctionne ? Est-ce que j’ai vraiment une marge de manœuvre pour négocier ? Est-ce que je vais finir par être riche ? La “valo” est au centre des préoccupations de l’entrepreneur puisque d’elle découle le [...]

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  • Finance Invités Sébastien St-Hilaire: Oiseaux de malheur

    Sébastien St-Hilaire: Oiseaux de malheur

    18 avril 2011

    Cet article a été publié dans le journal Métro En revanche, avec l’arrivée des nouvel les technolo gies, des réseaux sociaux, des blo gues et des tablettes, la concurrence est de plus en plus vive. Pour capter l’atten tion des lecteurs potentiels, les entreprises d’information rivalisent de mordant.  Pendant la crise financière de 2008, certes préoccupante, on a cru assister à une compé ti tion de titres alarmistes, voire apocalyptiques. On parlait d’effondrement, de dégringolade, de débâcle. C’est que les mauvaises [...]

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